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Le conférencier :
Né en 1973 à Paris Mehdi BELHAJ KACEM est romancier (Cancer [J'ai Lu, 1993] ; Vies et morts d'Irène Lepic [Tristram, 1996]), essayiste (Esthétique du chaos [Tristram, 2000] ; Society [Tristram, 2001] ; La chute de la démocratie médiatico-parlementaire [Sens & Tonka, 2002] ; La psychose française. Les banlieues : le ban de la République [Gallimard, 2006]), comédien (il tient le rôle principal dans Sauvage innocence, un film de Philippe Garrel sorti en 2001) et philosophe (L'Affect [Tristram, 2004] ; Evénement et répétition [Tristram, 2004] ; Pop philosophie, entretiens avec Philippe Nassif [Denoël, 2005] ; Incipit « L'esprit du nihilisme » [Ikko, 2006]).
Sa conférence : Il s'agira d'abord de montrer que le nihilisme n'existe pas, en déconstruisant cette notion chez ses créateurs, Nietzsche et Heidegger : ceux-ci développent une explication généalogique et historique du nihilisme, en tant que destin « réparable » à condition qu'on revienne sur les traces du crime métaphysique que constituent, selon eux, le monothéisme, le platonisme, la Révolution française et le socialisme. Mais en même temps et paradoxalement on analysera les trente dernières années comme les plus nihilistes qu'ait connues l'espace mental français. D'une façon provocatrice on parlera, pour qualifier cette période, de « nihilisme démocratique » : ses vedettes, des « nouveaux philosophes » à Houellebecq, tiennent que la démocratie est la politique du « moins pire » ; son impératif catégorique est celui de la médiocrité, de la modestie, de la maniaco-dépression généralisée, de la misère sexuelle obligatoire, etc. Naturellement, loin d'en conclure que la démocratie est intrinsèquement nihiliste, on invitera à lutter contre cette idéologie actuellement hégémonique en France. Prise de notes en conférence.
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