Conférence du vendredi 12 janvier   2017

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La plaquette

 

L’affiche

Isabelle Queval, ancienne sportive de haut niveau et professeure diplômée d’État de tennis, est maîtresse de conférences en Sciences de l’éducation à l’Université de Paris 5. Ses travaux portent sur l’anthropologie culturelle des pratiques corporelles et de la santé, et sur l’épistémologie des modèles éducatifs et techniques du corps (perfectibilité, bien-être et performance).

 

         Ses principaux ouvrages :

S’accomplir ou se dépasser, essai sur le sport contemporain (Gallimard, 2004) 

Le corps aujourd’hui (Gallimard, Folio Essais, 2008)

Le sport - Petit abécédaire philosophique (Larousse, 2009) 

Philosophie de l’effort (éd. Cécile Defaut, 2016) 

Du souci de soi au corps augmenté. Essai sur le corps entraîné, dopé, appareillé (Presse des Mines, 2016)

 

          Argument de sa conférence :

   « Comment penser l’effort aujourd’hui ? Le thème peut sembler banal, parce que, depuis toujours, nous sommes enjoints à « faire des efforts », dans des domaines très variés de l’existence et que le thème revient régulièrement dans l’actualité, lorsqu’il s’agit de déplorer le « manque d’efforts » des « jeunes générations » ou la perte du « goût de l’effort », à l’école notamment. Ainsi, l’effort serait requis partout, et pourtant perdu. Mais de quoi parle-t-on :  de l’effort physique, démonstratif, ou de l’effort intellectuel, intériorisé ? L’effort permettrait le progrès. Oui, mais lequel ? À quel prix, à quelles fins ? Faut-il nécessairement se dépasser, « s’arracher », pour être heureux ? À qui profite donc l’effort ? »

Lycée de l’Arc

Salle polyvalente

Avenue des étudiants

ORANGE à 20h30

Vendredi  26 janvier

Virginie Spies, maîtresse de conférences à l’université d’Avignon, est sémiologue des médias et travaille actuellement sur la télévision et les réseaux sociaux. Auteur et metteur en scène de théâtre (Une télé presque parfaite jouée au festival d’Avignon en 2016 et 2017 à la bibliothèque Ceccano), elle  est aussi co-auteur avec Guillaume Hidrot de la chaîne Youtube Des médias presque parfaits.

 

Ses principaux ouvrages :
La télévision dans le miroir, Théorie, histoire et analyse des émissions réflexives (L’Harmattan, 2004) Télévision, presse people : les marchands de bonheur (INA – De Boeck, 2008). 

 

      Argument de sa conférence :

 

  Quel que soit notre âge ou notre niveau d’études nous avons tous affaire aux médias numériques : qu’il s’agisse de regarder des vidéos sur Internet, de retrouver ses amis sur Facebook, Instagram ou de s’informer via Twitter, le numérique fait partie de nos vies. Il y a désormais une urgence : l’éducation aux médias numériques pour tous. Cette conférence se propose d’évoquer les pistes et solutions pour que chacun puisse s’emparer de ce projet. En réfléchissant à la manière dont cette éducation aux médias numériques peut être pensée pour être adaptée à chacun, en se posant la question du lien entre pratique et théorie, la question de l’éducation aux médias est d’abord celle de la citoyenneté et du vivre ensemble.”

Vendredi  09 février

Chantal Mouffe Philosophe, professeure au département de sciences politiques et des relations internationales de l'université de Westminster, à Londres, Chantal Mouffe s'inscrit dans le courant de pensée post-marxiste.  Sa réflexion s'articule principalement autour de l'idée de démocratie radicale, et des concepts de démocratie plurielle et de pluralisme agonistique. Elle a publié notamment,  avec Ernesto Laclau :  Hégémonie et stratégie socialiste : Vers une démocratie radicale   (Les Solitaires Intempestifs, 2009) ; L'Illusion du consensus (Albin Michel, 2016 ) et  avec  Iñigo Errejon : Construire un peuple, pour une radicalisation de la démocratie  (Les éditions du Cerf, 2017)

 

« Dans cette conférence on examinera les raisons pour lesquelles nous assistons aujourd'hui à un « moment populiste » avec l'émergence de mouvements qui construisent la frontière politique sous le mode d'une opposition entre « le peuple » et « l'establishment ». On défendra l'idée qu'il s'agit d'une forme de résistance à la « post-démocratie », qui est la conséquence de l'hégémonie néo-libérale. Ces résistances peuvent être articulées à travers des vocabulaires très différents et c'est là que se situe la différence entre le populisme de droite et le populisme de gauche.