Prochaines conférences
annulées

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Courrier du président

 

Lycée de l’Arc

Salle polyvalente

Avenue des étudiants

ORANGE à 20h30

Cher.e.s adhérent.e.s, ami.e.s et sympathisant.e.s d’Agora,

Vous le savez, la saison d’Agora 2019-2020 n’aura pas été un long fleuve tranquille.

En effet l’ont affectée successivement les mouvements sociaux dans les transports ferroviaires, la maladie de deux invité.e.s et  la crise majeure que nous traversons. C’est ainsi qu’ont dû être annulées cinq conférences sur les huit prévues :

« La réputation à l’heure d’internet », que Gloria Origgi devait donner le 17 janvier,

« La démocratie peut-elle se passer de la vérité ? », une conférence de Pascal Engel, prévue initialement le 13 mars,

« Le commun comme principe révolutionnaire », une conférence de Christian Laval, deux fois déplacée, puis fixée au 27 mars,

« Les raisons des transclasses », que Chantal Jaquet devait tenir le 3 avril,

« La qualité, enjeu du siècle ? », une conférence, d’abord fixée au 13 décembre 2019, que Pascal Chabot s’apprêtait à donner le 15 mai.

La plupart de ces conférenciers et conférencières ont d’ailleurs aimablement accepté le principe de leur venue à Orange la saison prochaine. Qu’ils et elles en soient ici chaleureusement remercié.e.s.

L’actuelle saison s’est donc, de fait, close avec la brillante conférence sur Bruegel l’Ancien, offerte par notre ami Laurent Bove.

Qu’en sera-t-il de la saison 2020-2021 ? Il est bien trop tôt pour le dire.

 Cinq universitaires, contacté.e.s entre décembre 2019 et février 2020, avaient répondu favorablement à notre invitation (les sujets exacts de leurs exposés n’avaient pas encore été explicitement déterminés,  mais les dates en avaient été retenues, sous réserve de confirmation  en mai-juin prochain) :

Sarah Al-Matary pour le 9 octobre 2020 (à propos de l’anti-intellectualisme)

Jean Lassègue pour le 27 novembre 2020 (à propos de la « justice digitale »)

Danièle Linhart pour le 4 décembre 2020, (à propos du burn-out)

Hélène L’Heuillet pour le 15 janvier 2021 (à propos de la haine ou des rapports de voisinage)

Marc Abélès pour le 13 février 2021 (le politique vu par un anthropologue)

Compte tenu des reports envisagés (cf supra), deux autres conférences pourraient être programmées après celle de février 2021 : celle de Christian Laval sur le Commun et celle de Chantal Jaquet sur les « transclasses ». A ces deux éventualités s’ajoute celle de la venue de Nicole Lapierre, qui nous a donné son accord de principe (elle a publié, notamment : « Faut-il se ressembler pour s’assembler ? »).

Cependant le programme et l’existence même de la saison prochaine dépendront de plusieurs inconnues :

Les modalités, la durée et les suites du déconfinement qui sera engagé le 11 mai prochain ;

La décision que prendront, à la fin de l’actuelle année scolaire, Monsieur le proviseur et le Conseil d’Etablissement du lycée de l’Arc, de renouveler ou non la convention permettant à Agora d’organiser ses conférences dans la salle polyvalente de ce lycée. Au sujet de cette convention sans doute l’actuel chef d’établissement préférera-t-il d’abord recueillir l’avis de son successeur, qui prendra ses fonctions à la rentrée prochaine. Le tout étant, naturellement, subordonné aux modalités de la réouverture progressive du lycée de l’Arc à partir du 11 mai ;

Agora et le monde d’après Covid-19

Ces incertitudes et, plus sérieusement, les très importants défis de toute nature auxquels le « monde d’après » nous confrontera toutes et tous, devront très rapidement conduire le Conseil d’Administration, les adhérent.e.s et les sympathisant.e.s d’Agora à engager une réflexion sur trois points, de nature et d’importance diverses :

La dépendance de l’association à l’égard du « vivier » universitaire parisien et, partant, de la SNCF : faudrait-il, par exemple, pour éviter les aléas liés au transport ferroviaire, « relocaliser » le recrutement de nos conférenciers et conférencières ?

Les thématiques qui seraient désormais les plus pertinentes à explorer par une association comme la nôtre.

Les modalités d’intervention d’Agora dans la vie orangeoise, compte tenu du contexte local et des bouleversements majeurs que la crise liée à la COVID-19, à ses causes et à ses conséquences provoquera comme autant de défis à relever. La forme « conférence » sera-t-elle nécessairement et toujours la mieux adaptée ? D’autres manières de réfléchir, de débattre et d’autres outils intellectuels ne seraient-ils pas à imaginer et à mettre en œuvre, éventuellement dans un cadre associatif élargi ?

« Enfin les difficultés commencent ! » déclarait le 10 mai 1936 le député de la SFIO Alexandre Bracke-Desrousseaux, à l’heure où arrivait aux affaires la coalition de Front populaire. Mutatis mutandis et à notre modeste place faisons nôtre cet intrépide état d’esprit !

 

    Agoraphiliquement vôtre,

    Serge Tziboulsky