Conférence
Vendredi 24 mai 2019

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Lycée de l’Arc

Salle polyvalente

Avenue des étudiants

ORANGE à 20h30

Laurent Bove est professeur émérite de philosophie à l’Université de Picardie (Amiens). Il est chercheur à l’Institut d’histoire de la pensée classique (ENS-Lyon), membre du comité de rédaction transnational de la revue Multitudes, co-directeur avec Frédéric Lordon et Yves Cittons de la collection Caute ! aux Éditions Amsterdam et président de l’Association des Amis de Spinoza. Ses travaux portent sur le spinozisme, les moralistes français, l’éthique et la politique à l’Age classique, Albert Camus et Pieter Brueghel l’Ancien.

 

Ses principales publications :

- La stratégie du conatus. Affirmation et résistance chez Spinoza (Vrin, 1996 ; rééd 2012),

- avec Catherine Secrétan et Tristan Dagron (dir.) : Qu’est-ce que les Lumières « radicales » ? Libertinage, athéisme et spinozisme dans le tournant philosophique de l’Age classique (éditions Amsterdam, 2007),

- Albert Camus, de la transfiguration. Pour une expérimentation vitale de l’immanence (Publications de la Sorbonne ,2014),

- Vauvenargues ou le Séditieux. Entre Pascal et Spinoza, une philosophie pour la « seconde nature » (Honoré Champion, 2015),

- A paraître en 2019 chez Vrin : Pieter Bruegel, Le Tableau ou la Sphère infinie. Pour une réforme théologico-politique de l’entendement.

 

 Argument de sa conférence : 

   « Le concept  de  « Lumières radicales »,  opposé à  celui de    « Lumières modérées »,  pointe, au sein d’une  époque d’émancipation (les XVIIe et XVIIIe siècles européens), des mouve  ments de pensée et des phénomènes de société (de nature philosophique et politique) que l’historiographie tradit  ionnelle des Lumières a négligés, ignorés, voire considérés négativement. Cette attitude négative était déjà dès le 18 ème siècle celle des « représentants » officiels et universellement connus et reconnus des Lumières. Deux chercheurs américains,   Margareth Jacob en 1981 et Jonathan Israël en 2001 ont thématisé la notion de Lumières radicales, mais de deux manières assez différentes : 

 – M. Jacob, en travaillant sur l’importance et l’influence su  r la société européenne, des sociétés philosophiques, des Académies,  des salons,  des loges maçonniques, et en privilégiant l’Angleterre comme source première de la transformation des esprits et des pratiques ;

– J. Israel, en explorant les racines « philosophiques » de la modernité conçue comme un ensemble de valeurs : l’égalité, la tolérance, la liberté de l’individu, la liberté d’expression… dont le creuset ne se trouverait pas en Angleterre, mais au cœur du XVIIe siècle hollandais, au sein d’un groupe de penseurs et d’écrivains d’Amsterdam dominé par la figure de Spinoza.