Les conférences en détail 2019-2020

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« Nos ancêtres les migrants ».

Une conférence gesticulée du Collectif DAJA (« Des Acteurs culturels Jusqu’aux chercheurs et aux Artistes »), avec Gérard Noiriel et Martine Derrier.

« Les préhistoriens nous ont appris que le berceau de l'humanité se situait vraisemblablement en Afrique. Par conséquent tous les ancêtres de ceux qui vivent aujourd'hui en France ont été des migrants. Cette conférence gesticulée replacera la question des migrations dans cette longue durée historique. On montrera aussi que la nation française s'est construite progressivement (pour le meilleur et pour le pire) par un lent processus d'intégration des provinciaux et des étrangers au sein d'un Etat qui a été d'abord francilien avant de devenir français. »
 « Réflexions sur l’histoire populaire de la France de Jeanne d’Arc aux Gilets jaunes »

Gérard Noiriel est historien. Directeur d’études à l’EHESS, il est l'un des pionniers de l'histoire de l'immigration en France. Il s'est également intéressé à l'histoire de la classe ouvrière, et aux questions interdisciplinaires et épistémologiques en histoire. À ce titre, il a participé activement au développement des études socio-historiques.

 Il a publié notamment :

Le Creuset français. Histoire de l'immigration (xixe – xxe siècle), Seuil, 1988; rééd. Seuil, 1992

Sur la « crise de l'histoire », Belin, 1996; rééd. Gallimard, 2005

État, nation et immigration. Vers une histoire du pouvoir, Belin, 2001; rééd. Gallimard, 2005

Introduction à la socio-histoire, La Découverte, 2006

À quoi sert l'identité nationale, Agone, 2007

Une histoire populaire de la France, Agone, 2018 

Le venin dans la plumeÉdouard DrumontEric Zemmour et la part sombre de la République, La Découverte, 2019.

 “Réflexions sur l’histoire populaire de la France”:

 « On montrera que les classes populaires ont joué un rôle essentiel dans tous les grands événements et les luttes qui ont scandé l’histoire de la France depuis la fin du Moyen-Age: l’esclavage, la colonisation, les migrations, les révolutions, les guerres, les crises économiques et politiques. Cette analyse en « longue durée » permettra de mieux comprendre l'ampleur des bouleversements que nous vivons aujourd'hui. La conférence aura également pour ambition d'aider les auditeurs, non seulement à penser par eux-mêmes, mais à se rendre étrangers à eux-mêmes, car c'est le meilleur moyen de ne pas se laisser enfermer dans les logiques identitaires que des agitateurs de tous bords cherchent à nous imposer. »

Cyril Lemieux est sociologue. Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ses recherches portent sur la sociologie des médias et de l'espace public et sur la théorie sociologique. En marge de ces travaux, il tente de promouvoir la sociologie dans les médias. Dans cette perspective, il a tenu des chroniques régulières au Monde.fr, à France-Culture, à Alternatives économiques et à Libération.

 

Ses principales publications :

 

Mauvaise presse, Métailié, 2000 ; 

Le Devoir et la grâce, Economica, 2009 ; 

La Subjectivité journalistique, Ed. de l’EHESS, 2010 ;

 Socialisme et sociologie (avec B. Karsenti), Ed. de l’EHESS, 2017 ;

 

 Argument de sa conférence :

  

« Soixante-quinze ans après la fin de la seconde guerre mondiale, dont on avait pu croire qu’elle avait mis un terme définitif au fascisme en Europe, le vieux continent est aujourd’hui confronté au retour en force spectaculaire des idéologies réactionnaires et des partis nationalistes et xénophobes. Comment expliquer un tel phénomène ? On proposera une analyse qui prend en compte le lien dynamique entre les trois principales idéologies qui structurent les sociétés modernes : le libéralisme, la pensée réactionnaire et le socialisme. Ce sera l'occasion de montrer que la situation actuelle en Europe n'est pas imputable d'abord à des facteurs économiques ou psychologiques mais plutôt à la difficulté croissante que les sociétés européennes et leurs dirigeants éprouvent à se comprendre sociologiquement. »

Chrisitan Laval est professeur de sociologie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense. Spécialiste du libéralisme et notamment de la philosophie utilitariste de Jeremy Bentham il est l'auteur de nombreux ouvrages sur ces thématiques, dont plusieurs en collaboration avec Pierre Dardot.

Ses principaux ouvrages :

Jeremy Bentham, les artifices du capitalisme, PUF, 2003

L'Homme économique : Essai sur les racines du néolibéralisme, Gallimard, 2007

La nouvelle raison du monde (avec Pierre Dardot) , La Découverte, 2009

Marx, Prénom : Karl (avec Pierre Dardot), Gallimard, 2012

Commun, Essai sur la révolution au XXIe siècle (avec Pierre Dardot), La Découverte, 2014

Ce cauchemar qui n'en finit pas, Comment le néolibéralisme défait la démocratie (avec Pierre Dardot), La Découverte, 2016

  Foucault, Bourdieu et la question néolibérale, La Découverte, 2018

 

 Argument de sa conférence :

   « Une question hante l'actualité dramatique que nous vivons : aura-t-on le temps de changer le cours du monde ? Si l'on voit s'accumuler les signes les plus sombres de la catastrophe et se répandre les pires formes de réponses politiques aux inégalités et à la crise climatique, on voit moins les idées et les formes politiques qui pourraient engager l'humanité dans une voie moins dangereuse. C'est tout l'enjeu d'une « politique du commun ». Le commun relève de l’activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun ». En ce sens le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même. »