Les conférences en détail 2021-2022

Le détail  des conférences— débats organisées par AGORA à ORANGE depuis 1989

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Marc Abélès est anthropologue et ethnologue. Il est Directeur de recherche au CNRS et Directeur d’études à l’EHESS. Ses travaux portent principalement sur le politique et les institutions.

Il a publié notamment :

Un ethnologue à l'Assemblée, Odile Jacob, 2000 ;

Anthropologie de la globalisation, Payot, 2008 ;

Des anthropologues à l'OMC. CNRS Éditions, 2011 ;

Penser au-delà de l'État, Belin, 2014, ;

Un ethnologue au pays du luxe, Odile Jacob, 2018 ;

Carnets d'un anthropologue. De Mai 68 aux Gilets jaunes, Odile Jacob, 2020 ;

Mann, Adorno, Schönberg. Pactiser avec le diable, éd. Excès, 2021.

Argument de sa conférence :

  «  Le poids croissant des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information a transformé considérablement les conditions du débat public. Au nom de la liberté d’expression, il est désormais possible de manipuler l’information à une large échelle. Les infox lancées sur le net atteignent un taux de viralité très élevé jusqu’à influer profondément sur les choix politiques. En référence à des événements politiques récents, notamment en France et aux Etats-Unis, on analysera le nouveau monde des fake news et l'on s’interrogera sur la manière dont la démocratie peut aujourd’hui faire face aux diktats de la post-vérité. »

 

 Argument de sa conférence :

   « Une question hante l'actualité dramatique que nous vivons : aura-t-on le temps de changer le cours du monde ? Si l'on voit s'accumuler les signes les plus sombres de la catastrophe et se répandre les pires formes de réponses politiques aux inégalités et à la crise climatique, on voit moins les idées et les formes politiques qui pourraient engager l'humanité dans une voie moins dangereuse. C'est tout l'enjeu d'une « politique du commun ». Le commun relève de l’activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun ». En ce sens le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même. »

En partenariat avec le Café littéraire et Orange Passion Livres, pour le 700ème anniversaire de la mort de Dante :

 

Michel Orcel est  écrivain, traducteur, historien de l'opéra, islamologue, éditeur et psych-analyste. Il s’est vu décerner en 2020 le Grand Prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.

Quelques-unes de ses publications récentes :

De la dignité de l'islam. Réfutation de quelques thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne, Bayard, 2011,  rééd. Arcades Ambo, 2015 ;

 Jardin funeste, Arcades Ambo, 2015 ;

Le Jeune Homme à la mule, Pierre-Guillaume de Roux éd., 2019 ;

L'Anti-Faust (suivi d'un sonnet et de deux Idylles de Leopardi), Obsidiane, 2020 ;

Michel Orcel vient d’achever, pour le 700ème anniversaire de la mort de Dante, la publication chez Dogana (2019-2021) de sa traduction de la Divine comédie.

Argument de sa conférence :

« Dante est-il un auteur pour aujourd'hui ? Bien mieux : il est notre contemporain, et ses leçons, morales, politiques, spirituelles, sont plus actuelles que jamais. Encore faut-il pouvoir donner de son chef-d'œuvre – La Divine comédie - une traduction adéquate. »

 

Alain Guyard (« philosophe forain ») :  spectacle :

Moins on se connaît, mieux on se porte.

Les gens s’imaginent qu’ils ont une identité personnelle, profonde et bien à eux, qu’ils la rencontrent avec un peu de psy, de développement personnel et de méditation transcendantale. Mais si tout cela n’était qu’une énorme et très sympathique esbroufe destinée à nous faire croire que nous existons au fond de nous, comme un escargot dans sa coquille ou une appendicite dans son boyau, dans le but de nous tirer un max de thunes, afin que les formateurs en psychologie transcendantale se paient un week-end dans un riad à Marrakech, loin, très loin de leur moi profond et près, très près de la piscine et du bar à cocktails ?...

Nicole Lapierre, anthropologue et sociologue, est Directrice de recherche émérite au CNRS et codirectrice avec Edgar Morin de la revue Communications. Elle a travaillé sur la vieillesse et le vieillissement, les identités, la mémoire familiale et la transmission entre générations, la mémoire juive après le génocide, la figure de l’étranger, les croisements entre mémoire juive et mémoire noire. Nicole Lapierre a construit une œuvre qui dérange la logique univoque de l’identité et de l’appartenance.  Sortir de soi impliquant aussi de sortir de chez soi, elle n'a cessé de se déplacer, entre la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, mais aussi l’écriture de soi et la tentation de la fiction.

   Ses principaux ouvrages :

- Le silence de la mémoire. A la recherche des Juifs de Płock, Plon, 1989, Le Livre de Poche, 2001;

- Changer de nom, Stock, 1995, Gallimard Folio Essais, 2006;

- Pensons ailleurs, Stock, 2004 ; Gallimard, Folio Essais , 2006;

- Causes communes. Des Juifs et des Noirs, Stock, 2011;

- Sauve qui peut la vie, Seuil, 2015, prix Médicis Essai ;  Seuil Points Essais, 2017 ;

Faut-il se ressembler pour s’assembler? Seuil, 2020.

 Argument de sa conférence :

    « L’idée de fonder la famille, la nation, la société exclusivement sur les ressemblances de leurs membres est une fausse et dangereuse évidence. Ressemblances et différences évoluent au gré des relations, des expériences et des rencontres. La comparaison, qui est d’abord affaire de regard, ne saurait privilégier les premières, ni hiérarchiser les secondes. »